Venez visiter nos bâtiments E+C- !

Venez rencontrez les maîtres d’ouvrage, les professionnels du bâtiment (dont moi p myopera smiley !) et le bureau de contrôle qui sont intervenus sur les opérations exemplaires de Salies-de-Béarn et qui viennent partager leurs expériences avec vous !

 

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Parallèlement au réchauffement du climat, nos sociétés se refroidissent.

Je vais sans doute vous surprendre avec cet article. Je m’éloigne des problématiques environnementales et énergétiques me direz-vous. En fait, pas tant que ça, je le crains…

Mais plantons d’abord le décor. Notre climat se réchauffe inexorablement. La fréquence des processus extrêmes augmente et va continuer à la faire encore longtemps même si on parvenait – oh miracle ! – à réfréner aujourd’hui notre appétit pour les énergies fossiles. Je dirais même notre goût, funeste et peut-être physiquement inévitable, pour la production entropique. Serions-nous de simples structures auto-organisées de dissipation ?

Parallèlement à cela, nos sociétés sont entrées dans l’ère du #BigData. Le Cloud est partout et les marchands se revendent vos données avec frénésie. En réalité, ce sont moins vos données qu’ils s’échangent (la photo avec maman et son chat pour seul compagnon) mais votre profil datamétrique : vous êtes l’enfant d’une mère célibataire ou veuve. Voilà qui va intéresser MiaoufoodⓇ qui va mitonner de bons petits plats premium pour l’amour de sa vie, le second après vous.

En étudiant les données de connexion MaBoboxⓇ et FigurebookⓇ, les annonceurs ont repéré quand votre chère maman est la plus ouverte à consulter et acheter leurs produits. Un indicateur de crédulité au pas infra-horaire leur signale qu’il faut frapper vers 20h/20h30, l’heure où la dépression quotidienne vient, en plus, les aider.

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Source : Le Virus Informatique 32

Votre ascendante est loin d’être idiote et sait bien qu’il faut paraître à son meilleur sur les réseaux sociaux. Alors, elle use, comme tout le monde de filtres embellisant les photos, partage ce qui flattera sa communauté et n’hésite pas même à s’emporter contre la misère. Mais pas trop non plus parce qu’elle a son patron comme ami et qu’il ne partage sans doute pas toutes ses opinions. À la façon de certains médias, à la façon de nous tous sur les réseaux sociaux, à la façon des adolescents dans la cour de récré, elle s’auto-censure et ne s’éloigne pas trop des rails de la pensée commune. Le #BigData nous infantilise et nous éduque à l’aulne de ces propres valeurs, commerciales, conformistes et individualistes.

Aujourd’hui, cela ne choque pas grand monde. De la NSA qui mène une surveillance de la planète entière, on a gardé peu d’indignation. Finalement, si on a rien à cacher, aucun monstre sous notre lit, on a rien à craindre. Que ceux qui savent s’occupent de notre sécurité à notre place, nous sommes prêts à leur laisser la bride du pouvoir parce que nous croyons, à tort ou à raison, qu’ils assureront la paix. Quitte à ce que la démocratie abandonne son goût pour les droits de l’homme. Mais une démocratie sans droits de l’homme peut-elle être une démocratie ? Une démocratie où les citoyens n’ont plus le pouvoir de contrôler, est-ce encore une démocratie ?

Mais peut-être, pensons-nous que la démocratie a fait son temps, finalement. Infantilisés et de plus en plus conformistes, nous ne voyons pas que nous asséchons la créativité de notre race. Cette même créativité que je crois nécessaire et indispensable pour que l’humanité vive au-delà du 21ème siècle. Parce que je vous le redis, ce n’est pas de plus d’ingénieurs dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est d’agilité et de plasticité culturelle pour adapter notre civilisation à une ère de sobriété volontaire ou imposée.

Le respect de la vie privée n’est pas une valeur obsolète, l’auto-transparence n’est pas le futur, c’est un dressage qui renforce le maintien du statu-quo. Prenons-en conscience et ralentissons le refroidissement social !

Energie+ Carbone -, l’exemple d’un bâtiment bois paille à Salies de Béarn

L’ADEME a fait réalisé un petit clip sur l’ESAT, je le partage avec vous. À la toute fin, vous pourrez écouter le témoignage des occupants que je vous avais promis. C’est court mais tellement élogieux, merci ! happy myopera smiley

D’ici quelques semaines, je vous ferai part du bilan du bâtiment selon les modalités de l’expérimentation Energie+ Carbone -. Je peux déjà vous dire que le bâtiment répond au niveau 4, le niveau le plus élevé en terme énergétique. Reste à évaluer son bilan carbone, on compte sur la paille et le bois pour prétendre à un bon score aussi !

Libre et fraternelle

Libre et fraternelle

Alors, voilà, on y est, nous sommes en 2017 ! Je vais bientôt fêter mes 10 ans d’activité professionnelle dans la qualité environnementale et la performance énergétique. doh myopera smiley

Alors, je ne pouvais pas manquer le rendez-vous et ne pas vous souhaitez une excellente nouvelle année. Tous mes vœux à vous qui me lisez ! Que cette année soit belle et pleine de vitalité ! J’émets également le vœu, pieux, qu’elle soit empreinte de liberté et de fraternité.

Si ce vœu est par trop inspiré, il n’en est pas moins sincère. Il me semble en effet qu’il est nécessaire que nos sociétés se montrent un minimum libertaires et solidaires pour que l’on puisse inventer une civilisation résiliente aux effondrements en cours. Sans liberté d’inventer et sans coopération, la sixième extinction intégrera l’Homme à son listing.

Le logiciel que nous avons toujours utilisé, celui qui a permis l’explosion de l’Anthropocène, se retourne contre nous. Il est temps d’en changer !

Et puisque je parle de changer de logiciels, je vous l’annonce tout de go : j’ai enfin quitté le côté obscur de la Force. spock myopera smiley

Après avoir adopté depuis des années les logiciels libres pour la plupart de mes activités annexes, j’ai franchi le pas en ce début d’année et ai migré sous une distribution Linux, l’excellente Solus pour ne pas la citer. Windows n’est plus que virtuel chez moi maintenant. Même mon NAS a quitté son logiciel propriétaire, me permettant entre autre, la mise en place d’un partage distribué en remplacement de DropBox.

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Pléiades+Comfie en plein travail dans une session Windows virtualisée sur ma nouvelle machine (ordinateur pro de 2ème main reconditionné sur mesure).

C’est un plaisir sans nom que de disposer d’un OS réactif, multi-tâches à l’envi et sur lequel vous gardez toujours la main ! icon_e_geek

Si cette migration vous parait anecdotique, elle me semble être, pour ma part, à la fois symbolique et importante. En plus d’avoir peut-être, un petit peu rolleyes myopera smiley, valeur d’exemple…

Pour le symbolique, je vous renvoie aux vocables migration, logiciel et libre. Si je la juge importante, c’est parce que les logiciels libres sont un espace de partage de savoir et de créativité collective particulièrement dense. Peu à peu, la contagion gagnera le Monde Réel, je l’espère, parce qu’il y a beaucoup à apprendre de cette société qui tourne déjà depuis de nombreuses années et accumulent plus de réussites que d’échecs.

L’Allemagne tourne-t-elle aux énergies renouvelables ?

L’Allemagne tourne-t-elle aux énergies renouvelables ?

L’Europe, bien cachée sous les nuages en ce mois de mai 2016, ne cesse pourtant de battre des records de production d’énergies renouvelables, que ce soit au Portugal (4 jours de consommation électrique sans utiliser d’énergies fossiles) ou en Allemagne où l’Energiewende se poursuit.

Revenons sur la cas de notre voisin germanique pour lequel les données sont nombreuses et facilement consultables. Jeudi 12 mai, à midi, l’éolien et le solaire assuraient 50 % de la production électrique allemande alors qu’en France, ces mêmes énergies peinaient à assurer 5% de notre production malgré une météo pas moins clémente et un rendement de fonctionnement identique (50% de la puissance installée).

L’écart tient bien évidemment à la puissance installée — 6 GW en France, 40 GW en Allemagne — mais aussi à la prééminence de l’énergie nucléaire en France. Toujours au même moment, l’Allemagne produisait, en effet, 7 GW à partir de ses centrales nucléaires, nous 42 GW (soit avec un rendement de fonctionnement égal à 67% de la puissance installée, pas mirifiquement meilleur que notre solaire sous les nuages donc).

On reparlera nucléaire, énergies fossiles (et charbon!) un peu plus loin, je voudrais d’abord que l’on discute de pourcentages. En effet, quelques jours plus tôt, dimanche 8 mai, près de 90 % de la consommation allemande a été couverte par les énergies renouvelables ! yikes myopera smiley

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Je me suis montré sciemment imprécis dans cette dernière phrase. En réalité, la consommation allemande d’électricité a été couverte par les EnR à près de 90% entre 12:00 et 15:00. Le reste de le journée les EnR ont fourni 50% min. de la demande, même la nuit. Comme jeudi d’ailleurs où ce ratio de 50% s’est maintenu toute la journée même durant le pic de production.

Il y aurait énormément de choses à dire. Je vais essayer d’être synthétique.

La première remarque, c’est que, oui c’est donc possible. Si cela va sans dire, précisons-le tout de même.

Et si ce ratio de 90% a été possible, c’est aussi parce que ce dimanche, comme sans doute tous les dimanches, les Allemands ont moins consommé qu’en semaine. C’est bien la preuve que la sobriété est un préalable incontournable à une transition d’ampleur.

On entend parfois aussi dire que cela ne peut pas marcher parce que la nuit, il ne fait pas assez jour pour les cellules photovoltaïques. Ne nous étendons pas trop sur ce truisme et constatons ensemble que les EnR qui se maintiennent la nuit permettent, toujours, de couvrir 50% de la consommation électrique. Notamment parce que la nuit, on consomme moins d’électricité.

À force de le répéter, vous l’aurez sans doute remarqué, nous ne parlons, là, que d’électricité. Si les Allemands ne sont plus très loin de leur objectif pour 2020 (18% de l’énergie finale en EnR), n’oublions pas que près de 90 % de l’énergie primaire consommée par les Allemands est de l’énergie fossile ou fissible. Les choses évoluant rapidement en Allemagne, on est aujourd’hui plus près de 15% que de 11,1% (graphique ci-dessous de 2014) de la consommation couverte par les énergies vertes.

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Avant de nous moquer, rappelons qu’en France, nous dépendons pour 90% aussi des énergies fossiles ou fissibles. Si 40% est pour nous d’origine nucléaire, nous avons une dépendance au pétrole pas bien moins élevée (30% au lieu de 35%).

Cela veut donc clairement dire que, quelque occidental que nous soyons, notre dépendance aux fossiles est gigantesque ! Il est complètement aberrant de croire répondre aux déplétions en cours sans plus de sobriété et d’efficacité.

Disons tout de suite ce que le problème n’est pas : nous n’allons pas manquer d’énergie fossile. Il y en a plein mais de moins en moins accessible si bien qu’il faut de plus en plus d’énergie pour extraire de l’énergie !

Alors qu’avec un baril de pétrole, on soutirait 40 barils dans les champs conventionnels d’Arabie Saoudite, il faut maintenant 3 barils pour soutirer un baril de pétrole des sables bitumineux des régions actuellement en feu du Canada. On voit bien qu’on approche une limite physique !

Pour récupérer ces précieuses ressources, on a besoin de plus en plus de métaux. On a tout en tête les westerns où le pétrole jaillissait du sol comme un geyser, on avait juste besoin d’un jerrycan, rien de plus. Imaginez, en revanche, toutes les machines et l’acier associé pour faire chauffer les sables bitumineux et en tirer le jus noir tant convoité.

Malheureusement, les métaux, très demandés (même pour le nucléaire ou les EnR whistle myopera smiley), sont de moins en moins accessibles eux aussi. On a donc besoin de plus d’énergie, plus de pétrole, pour émietter de plus en plus des roches de plus en plus profondes.

C’est un cercle vicieux, « un problème systémique sans précédent : il nous faut dépenser plus d’énergies pour extraire des métaux moins concentrés, et il nous faut plus de métaux pour une énergie moins accessible. » (P. Bihouix).

Mais revenons à nos moutons et aux records de production renouvelable en Allemagne. Une des conséquences, étonnante pour le grand public, est que les prix ont chuté lourdement jusqu’à se retrouver dans le négatif durant plusieurs heures !

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Si cela paraît une bonne nouvelle pour les consommateurs, en réalité, cela trahit la trop grande rigidité du réseau actuel : les centrales nucléaires et les centrales au charbon sont incapables de s’arrêter rapidement, cela occasionne un surplus de production que l’on brade à tout va si bien qu’on a fini par payer les Allemands, durant quelques heures, pour consommer de l’électricité.

Ne nous excitons pas trop vite ! Les énergies vertes ne produisent pas de l’énergie gratuite ou rémunérante, elles ne le feront jamais. Si elles abaissent le coût de l’énergie, jamais un réseau 100% énergie verte ne vous paiera pour consommer sa production.

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Ceux qui sont prêts à vous payer pour consommer, ce sont ceux qui assurent la production de base, dite aussi « de ruban », pour caractériser le fait qu’elle est permanente et quasiment inflexible (cf. bande orangé sur production française présentée plus haut). C’est cette inflexibilité, cette incapacité à produire moins de façon rapide (pour le même coût), qui rend ces producteurs-là prêts à payer pour que vous consommiez leur production. Mieux vaut vous payer que d’être contraint d’éteindre des centrales (et les redémarrer après nervous myopera smiley), cela leur coûterait trop cher. J’entends quelques mauvaises langues parmi vous souffler que c’est ce qui explique la naissance simultanée du chauffage électrique et de la ventilation mécanique en France, pfff  o myopera smiley

Ces prix négatifs sont, finalement, une assez mauvaise nouvelle pour la transition énergétique allemande. D’une part parce qu’ils contrarient les producteurs conventionnels qui voient d’autant plus la transition d’un mauvais œil que cela les contraint à « offrir » leur énergie ; d’autre part, parce que cela rend les investissements dans des productions flexibles complémentaires aux EnR difficilement rentables.

Pour les transitionneurs allemands, il faut, en effet, investir dans des solutions ultra-flexibles (de 10 à 50 GW en quelques heures) capables d’être complémentaires de la production renouvelable, par essence fluctuante. Le fonctionnement « en ruban » des centrales au charbon ou nucléaires (encore moins réactives) est inadapté pour compléter la production verte par manque de flexibilité (à coût constant) et du fait d’un coût au kWh peu concurrentiel.

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« Sérieusement, nous devons abandonner la production de base. L’énergie nucléaire est la moins flexible de ces productions. Oubliez donc la combinaison du nucléaire avec l’éolien et le solaire, ils ne se mélangent pas plus que l’eau et l’huile. » (Craig Morris, rédacteur technique à l’IRENA, primé par l’IAEE en 2014)

Le choix allemand d’abandonner le nucléaire pour 2022 est une force motrice pour se passer du fonctionnement en base et basculer vers des solutions complémentaires réactives. En France, nous sommes coincés dans une souricière atomique :
– Pour augmenter notre part d’EnR dans notre mix électrique, il vaut mieux que la consommation électrique baisse. De facto, sans investissement, la proportion d’énergie verte augmenterait alors, en effet.
– Pour que la production électrique ne représente que 50% de la consommation sans éteindre de centrales, il faudrait, étant donné la surcapacité actuelle, que la consommation électrique augmente très significativement (+ 40 à 50%). Ce n’est pas la tendance actuelle et même avec un parc de 5 millions de voitures électriques, on ne pourrait s’attendre qu’à une hausse de + 3 %.
– Pour diviser par deux notre consommation globale comme nous nous y engageons pour 2050, il faudrait mieux que la consommation électrique diminue plutôt qu’augmente.

Qu’entendent les Allemands par solutions complémentaires réactives ?

centrale-gaz-cycle-combineIl y a tout d’abord les centrales thermiques fonctionnant aux énergies fossiles mais capables de flexibilité, en particulier les centrales à gaz à cycle combiné. Du fait de leur rendement élevé (70% contre 35% pour une centrale plus classique), elles sont moins polluantes et ont une contribution deux fois moindre à l’effet de serre. Converties au biogaz, elles pourront prétendre à un bilan d’exploitation presque nul.

Au gaz ou avec une biomasse différente, les centrales à cogénération sont l’option la plus vertueuse. En combinant production électrique et production de chaleur (pour réseau), la centrale Niehl 3, par exemple, affiche un rendement de 85 %eek myopera smiley

Transformer le réseau, le rendre plus intelligent est aussi une étape indispensable. D’abord au sein même du pays, en reliant mieux les zones qui produisent à celles qui consomment mais aussi en engageant des coopérations avec toute l’Europe.

Il est également essentiel de gérer la demande à sa source. Par des mesures de sobriété, d’efficience mais aussi par des productions d’appoint chez le consommateur. Des fabricants ont travaillé ainsi sur le moteur Strirling (et Ericsson) pour permettre de la cogénération domestique à partir de gaz, de biogaz et même de bois.

Il y a enfin le fameux stockage d’énergie qui excite tous les geeks. À partir du moment où la production renouvelable allemande dépassera le 100 % de la consommation électrique, il deviendra, en effet, intéressant et important de stocker cette énergie « propre » (sans CO2).

Cependant, ne nous emportons pas trop vite, le stockage d’énergie ne constituera pas un mur d’investissement infranchissable. En effet, si l’on en croit le renommé Institut Fraunhofer, le besoin supplémentaire de stockage restera faible (5 GW de pompage-turbinage sont déjà installés), même avec 90% d’énergies renouvelables dans le mix :

« Jusqu’à une part d’électricité renouvelable de 60 %, l’ajout de périphériques de stockage de puissance n’est pas une condition préalable pour l’ajout de centrales solaires et éoliennes… Même à haut degré de pénétration (90 % en Allemagne), l’équilibrage requis est largement possible sans stockage d’énergie supplémentaire. » (Presseinformation 2014)

Il y a pléthores de solutions de stockage plus ou moins prometteuses. L’institut Fraunhofer travaille, en particulier, sur 7 technologies :
– les batteries,
– le stockage électrique via des super-condensateurs,
– le stockage électro-mécanique (air comprimé),
– le stockage thermo-chimique (ex : matériaux à changement de phase),
– les piles à combustibles.

Mais bien plus intéressant encore, il y a le stockage fonctionnel ! N’oublions pas que l’électricité n’est pas une énergie mais un vecteur énergétique, c’est-à-dire un véhicule de l’énergie. Ce qui nous intéresse ce n’est pas l’électricité en elle-même mais ce qu’elle nous apporte, par ex. la chaleur (notre premier besoin) et la mobilité (véhicules électriques).

En fonctionnant en intégration électricité-chauffage-transport, on peut ainsi stocker les surplus de production dans des véhicules électriques ou des réseaux de chaleur (Power-To-Heat/P2H).

image-994120-galleryv9-ffeb-994120Portée par l’augmentation de fréquence des prix négatifs (succès des EnR oblige), cette dernière solution a le vent en poupe. Elle est d’une simplicité enfantine : quand il y a surplus de production électrique, on utilise la puissance pour chauffer de l’eau avec une résistance électrique. Oui, oui, comme votre bouilloire ! Enfin plusieurs dizaines de milliers de bouilloires. L’eau chaude est ensuite envoyée dans un réseau de chaleur ou stockée en attendant de la demande. Simple, peu coûteux et très efficace (rendement de 98%) !

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« Power-to-heat and thermal storage are of utmost interest. » (Professor Dr Ulrich Wagner, scientific director at the Research Center for Energy Economics)

Terminer sur une telle note optimiste me paraît très bien. Si vous voulez en savoir plus, consultez donc les nombreux liens que j’ai inclus dans ce billet.

Pour conclure, l’Allemagne ne tourne pas (encore) aux énergies renouvelables… Mais elle a pris les choses au sérieux, vous ne trouvez pas ?!