« Une petite maison sagement rénovée »

  • Lieu : Région Aquitaine Bordeaux (33)
  • Année de construction : env. 1930
  • Reconnaissance patrimoniale : néant
  • Livraison : 2014
  • Architecte : Fanny Perier
  • Surface utile : 56 m² (+ 29 de garage isolé)
  • Performance énergétique : Bchauff = ~ 70 kWh/m²/an
  • Missions confiées : STD, FLX
  • Coût : 1 130 € HT/m² SU
  • Distinctions : Palmarès Régional Aquitain d’Architecture

Fanny Perier et moi-même avions eu l’occasion de collaborer ensemble sur un premier projet de petite taille, qui n’est malheureusement jamais sorti de terre. Pourtant, nous avions bien avancé les études et il ressortait, de notre travail ensemble, un concept simple de maison :

  • quelques matériaux soigneusement choisis pour enrayer l’inconfort sans trop consommer et ce, quelle que soit la saison ;
  • du bois pour se chauffer et habiller la demeure ;
  • l’idée de ne pas rendre la ventilation trop complexe puisque la faible surface rend les ouvertures toujours proches de la main d’un occupant.

Un projet de rénovation, dont l’architecte était aussi le maître d’ouvrage, nous a permis d’aller plus loin dans nos idées respectives. Fanny Perier tenait à un bâtiment sans peinture aucune, j’ambitionnais une maison qui « respire » d’elle même, nous ne pouvions que nous entendre. D’une esquisse où l’on intégrait quelques solutions très techniques, nous sommes tout doucement descendus vers quelque chose de fortement résilient sans intervention ni énergie.

L’occupation inhabituelle (alternance d’occupations et d’inoccupations de plusieurs jours) contraignait, de facto, à concevoir une maisonnette qui gère elle-même, presque toute seule, les dangers qui pouvaient la guetter : l’humidité et le froid. Il fallait aussi qu’elle soit très rapidement confortable, au retour des occupants. Des matériaux hygroscopiques, laissés bruts, ont eu notre préférence au voisinage de la pierre, si capillaire : du peuplier massif, de la chaux et du chanvre, de la laine de bois, constituent l’essentiel de l’enveloppe de l’espace à chauffer. Le garage, aux parois moins nobles (mâchefers), a été également fortement isolé pour ne pas handicaper la zone d’habitation. Un poêle à bois et quelques appoints, judicieusement choisis, clôture le projet. À ce jour, le maître d’ouvrage n’a pas encore installé de ventilation mécanique, voulant tester encore un peu la résilience de cette petite maison à l’ambiance hygrothermique paisible.

Quelques photos supplémentaires sur le site de la photographe Agnès Clotis +

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