« Sans clef de compréhension des sciences et de leurs mécènes, le concepteur ne peut user de son pouvoir sur le monde construit et à construire, faute de capacité d’arbitrage. »

Aujourd’hui, parce que nous passons de l’ère des pionniers à celles de la démocratisation de la qualité, il me semble essentiel que tous les concepteurs bénéficient d’une meilleure connaissance des sciences environnementales. Sans cela, bercés par des illusions savamment entretenues, nous n’aurons pas « les moyens culturels de pratiquer les changements dans [nos] modes de vie qui [vont nous] aidés à survivre » (J. Diamond : Effondrement). C’est cette volonté de transmettre des clefs de compréhension impartiales, comme mon goût déjà ancien pour l’enseignement, qui m’ont amené à intervenir auprès de publics très différents.

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Mon rôle, me semble-t-il, consiste à ouvrir à une culture scientifique et environnementale suffisamment précise pour enrichir les stagiaires d’une efficience nécessaire. Je n’ai pas de réponses toutes faites à apporter mais maints questionnements à porter à une analyse réalisée en commun. Pour associer l’image de l’arbre au concepteur, le nœud du tronc doit tendre à être un carrefour fluide et non un point de blocage, c’est cela qu’il faut faciliter, parce que c’est une voie de réduction de la création entropique.

Riche d’une culture multipartite, les concepteurs de demain pourront dialoguer toujours plus facilement avec les autres intervenants, les maîtres d’ouvrage et la société pour offrir à cette dernière une capacité de résilience plus forte dans un monde qui sera, c’est une évidence, plus en tension. Parions, alors, que pourra naître une civilisation bien plus pauvre en énergie mais plus sobre, plus efficiente, plus communicante, en un mot, plus intelligente.

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