Pôle Scolaire et Médical : n50 = 0,46 vol/h – Q4 = 0,18 m³/h/m²

Pôle Scolaire et Médical : n50 = 0,46 vol/h  – Q4 = 0,18 m³/h/m²

Nous y sommes, la livraison du Pôle Scolaire et Médical du Hameau-Bellevue, un des premiers ERP tout isolé de paille de France, est imminente.

Dernière vérification de l’étanchéité à l’air par infiltrométrie hier… et les nouvelles sont bonnes :

C’est un score plus de 9 fois supérieur au standard de la RT2012 et toujours digne d’un bâtiment passif !

À quoi doit-on cette amélioration ?

Tout d’abord, le charpentier a repris tous les défauts décelés lors du précédents tests. Il faut souligner la vaillance de cet artisan car, en fait de défaut, il s’agissait de fentes millimétriques qui avaient échappé au scotch.

Ensuite, aucun nouveau percement n’a été effectué, toutes les entreprises de second-œuvre ont joué le jeu de ne pas détériorer l’enveloppe thermique. Mieux, par son intervention, le plâtrier a amené encore plus d’étanchéité par endroit. yes myopera smiley

Très satisfaites de leur travail, les entreprises ont finalement été étonnées de ne pas avoir rencontré de difficultés majeures pour atteindre ce score. C’est affaire de temps et de méticulosité qui ont été bien intégrés ici aussi bien en terme de délai de réalisation que de budget.

Motivées pour renouveler l’expérience, elles indiquent aussi que, finalement, un bâtiment aussi performant revient moins cher — en investissement seul même pas en coût global où c’est une évidence — parce que l’optimisation réalisée en phase conception permet des économies conséquentes notamment sur la chaufferie (c’est bien ce que nous explique Passivhaus depuis des décennies non ?) voire même sur la rapidité de pose (produits adaptés plutôt que « bidouillages » bon marché).

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Le Pôle Scolaire vu à la TV !

Le Pôle Scolaire & Médical du Hameau-Bellevue (dans la jolie ville de Salies-de-Béarn (64) en Sud Aquitaine) est présenté en première partie de ce sujet. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter les fiches thématiques rédigées par Luc Claverie et Florence Champiot, les architectes mandataires du projet, avec mon soutien :

POLSCOL_RT2005_revision2013
valeurs conventionnelles révisées

   [Compilation complète des 12 fiches (6.1 MB)]1392651394_New

+ détail de la mise en œuvre de l’étanchéité à l’air (n50 = 0,46 h-1)

Licence Creative CommonsCes fiches sont mises à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité – Pas de Modification 3.0 non transcrit. Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues en me contactant directement. Merci de nous signaler tout contrevenant à cette licence le cas échéant.

Le même jour, SudOuest nous gratifiait de quelque mention du bâtiment dans un article sur les maisons économes :


SudOuest, lundi 7 janvier 2013

Pisé, paille et bois comme matériaux de pointe
CONSTRUCTION Dans la région, plusieurs procédés innovants ont déjà été mis en œuvre pour consommer moins
Un mur en paille ? Pourquoi pas ? Il y a longtemps que la paille est utilisée dans la construction, mais ce n’est que depuis 2011 qu’un cadre réglementaire a été défini en France. Dans la région,ce procédé a déjà été mis en œuvre. Le Hameau Bellevue de Salies-de-Béarn y a notamment eu recours, et l’opération passe pour exemplaire puisque ce bâtiment serait le premier établissement recevant du public en Aquitaine isolé en paille.
51 centimètres d’épaisseur

Cet établissement, qui dépend de l’association des PEP64, accueille une soixantaine de jeunes rencontrant des difficultés motrices. Dans le cadre d’un projet de réaménagement du site, il a été décidé de construire un pôle scolaire et médical en prenant en compte les contraintes liées aux handicaps des jeunes tout en veillant aux performances thermiques du bâtiment.

Certains murs intérieurs ont donc été réalisés en pisé, mais les murs extérieurs ont tous été construits avec de la paille.

«C’est un matériau très durable. un excellent isolant,et il existe maintenant une vraie filière » souligne Luc Claverie, l’architecte. Le mur n’est pas construit avec des bottes de paille entassées les unes sur les autres. La paille est d’abord compressée dans des caissons en bois, et ce sont ces caissons qui sont utilisés pour monter des murs qui mesurent au final 51 centimètres d’épaisseur.

L’aspect remarquable du bâti­ment n’est pas dû uniquement à l’utilisation de la paille, il est aussi le fruit d’une « approche simple et pas classique » qui a retenu l’attention de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). « Nous avons associé les matériaux biosourcés (d’origine végétale, NDLR) avec une philosophie low-tech (orientée vers la simplicité, NDLR) pour apporter le moins de choses complexes possible et limiter les opérations d’entretien », précise l’architecte Florence Champiot, les performances du bâtiment se situant bien au-delà de celles définies parla RT2012.

[…]


Faute d’autorisation (article payant), nous nous sommes abstenu de reprendre la suite de l’article qui citait — comme le reportage de France 3 — le projet high-tech de Nobatek et son membre le Comité Ouvrier du Logement.