RT2012 : obsolescence programmée

Rares sont les réglementations qui suscitent autant d’impatience et d’espoirs. La RT2012 est de celles-là !
Publié avant l’application généralisée de cette réglementation, le fond de cet article n’a reçu absolument aucune modification depuis ! Convenez qu’il n’a pas mal vieilli et que mes prédictions n’étaient pas mauvaises…

Quelques mois avant son application officielle, on l’habille déjà de mille vertus : elle sera plus efficace, plus écologique, elle fera grimper de façon spectaculaire la qualité dans le bâtiment…

Soyons clair : la future réglementation annonce en effet des évolutions positives quant à l’efficacité énergétique des bâtiments. Ceci étant dit, il y a cependant de nombreux points à regarder de plus près !

La qualité de l’enveloppe

C’est la grande révolution de cette réglementation : un nouvel indicateur, le BBio, pour Besoins Bioclimatiques. Non contente d’enfin se soucier de la qualité de l’enveloppe thermique, la RT2012 se vêt des atours de l’écolo des années soixante-dix en faisant rentrer dans la réglementation l’adjectif tant décrié jusqu’alors par les modernistes retraités des désuètes RT200x.

Mais c’est quoi les besoins bioclimatiques ?

Et bien, c’est fort simple, ami curieux, c’est tout bêtement une valeur en points (unités BBio ?!) égale au cumul du double produit des calories conventionnelles nécessaires au confort et du quintuple de l’appétit, toujours conventionnel, d’éclairement.

Excusez mon élan poétique, mais ce nouvel BBio avec sa consonance de lessive verte, est fort inspirant.

Mais, on peut dire cela autrement. Jusqu’alors, on estimait la conductance moyenne du bâtiment, soit une résistance thermique de bâtiment pondérée par les surfaces de déperdition. C’était une révolution datant de la RT2000. Avant, et ce depuis 20 ans, on calculait bêtement un besoin bioclimatique de chauffage. :jester:

Pour vous dire comme le BBio est révolutionnaire ! king

Oh mais j’en vois déjà qui se moque (pas forcément au fond d’ailleurs) en disant que dans le BBio la révolution, c’est le nom. Quel cynisme !

Non, le BBio fait tout de même mieux que le bon vieux B de la RT1982, il va plus loin et plus fort que les simples besoins de chauffage.

Et puis d’abord, il ne calcule pas vraiment les besoins de chauffage, il calcule des besoins avec des hypothèses standardisées — rien d’étonnant pour un outil réglementaire — même au niveau de la ventilation — c’est plus problématique —.

Où est le souci me direz-vous ?

Oh mais c’est fort simple : dans un bâtiment très-basse-énergie, lorsqu’on a enfin obtenu une isolation de parois conséquente, on peut largement encore économiser 50% sur les besoins de chauffage en travaillant sur une ventilation efficace et contrôlée.

En fixant les hypothèses de renouvellement d’air sur un compromis mou, le calcul du BBio permet de finalement ne considérer que les parois sur le besoin de chauffage. Aucun risque qu’un projet ait un meilleur BBio du fait d’une étanchéité extraordinaire ou d’un système de ventilation ingénieux. Nul danger non plus de débouter (au jour du dépôt du PC) un projet pour une VMC inefficace.

Au final, c’est presque normal puisqu’on a décidé de ne juger que la qualité de l’enveloppe ! left

Mais, à bien y réfléchir, le procédé semble un peu bancal !

Sauf éventuellement dans le cas de bâtiments à forte inertie, il est possible d'évaluer avec des méthodes très simples les besoins de chauffage, sans même passer par des simulations dynamiques. L'image précédente montre bien la concordance entre les résultats obtenus avec la méthode simplifiée stationnaire (EN832) et la simulation dynamique.
Sauf éventuellement dans le cas de bâtiments à forte inertie, il est possible d’évaluer avec des méthodes très simples les besoins de chauffage, sans même passer par des simulations dynamiques. L’image précédente montre bien la concordance entre les résultats obtenus avec la méthode simplifiée stationnaire (EN832) et la simulation dynamique.

Pour juger de la qualité d’une enveloppe, on a décidé de ne plus s’intéresser à la résistance moyenne du bâtiment mais dans un premier temps aux besoins de chauffage. Par conséquent cela impose de calculer les déperditions par renouvellement d’air. Comme on ne s’intéresse qu’à l’enveloppe, on disqualifie la ventilation par des hypothèses standards (permettant les comparaisons) mais ne correspondant à rien.

Finalement, on a calculé des besoins de chauffage qui n’en sont pas pour estimer une résistance thermique moyenne, ce qu’on faisait déjà depuis 40 ans plus simplement et tout aussi efficacement (et qu’on sait faire depuis près de 200 ans !).

Mais le BBio, ce n’est pas qu’un pseudo-besoin de chauffage, c’est aussi un pseudo-besoin de rafraîchissement et un pseudo-besoin d’éclairement. En résumé c’est un pseudo nouvel indicateur de qualité !

Ah mais j’oubliais, le BBio c’est aussi de l’arithmétique puisque qu’il faut multiplier les deux premiers pseudo-besoins par deux et le dernier pseudo-besoin par cinq pour obtenir la valeur finale, celle qui va être comparée au garde-fou.

C’est à se demander si on aurait pas envie de nous parler de consommations en énergie primaire et pas de besoins, le rapport 5/2 nous donnant 2,5 soit très proche du 2,58 du coefficient d’énergie primaire de l’électricité.

À croire qu’on a du mal à se soucier de besoins sans s’interroger dès le départ sur l’énergie qui permettra d’y répondre !bomb myopera smiley Inutile donc d’imaginer des bâtiments autonomes du point de vue de l’éclairage artificiel.

Du fait de ces coefficients de pondération, il va falloir bachoter plus sévèrement sur ce 3ème besoin, si bien qu’il est possible qu’au final un bon BBio traduise moins une bonne enveloppe qu’un bon accès à la lumière du jour. C’est déjà ça me direz-vous.

Reste qu’on peut s’interroger sur la pertinence de la pondération… Somme arbitraire de pseudo-besoins, que va donner ce BBio dans les faits ?! confused

En tout cas, cela va être difficile à expliquer à un maître d’ouvrage : « oh ben vous savez, notre bâtiment fait un score de 42 points BBio, c’est bien !… bien comment ?… oh ben c’est comme un brelan au poker ! » zip

Au final, mon opinion est la suivante. La création du BBio montre qu’on porte un intérêt certain à la qualité de l’enveloppe. Cependant, si cela fait beaucoup de bruit, il n’y a nulle révolution, ce n’est jamais qu’une façon plus alambiquée de déterminer une résistance thermique moyenne de bâtiment. Bien sûr, on s’intéresse à des indicateurs plus larges que le simple besoin de chauffage – fut-il bioclimatique – mais avec de telles hypothèses que tout est noyé dans une soupe complexe. Soupe qui aura encore le malheur d’amener plus d’opacité et de faire confondre physique du bâtiment et réglementation. La RT2012 prévient : elle a l’intention de se mêler de tout et réinventer la thermodynamique !

Physique contre réglementaire

La RT2012 va mettre les pieds dans le plat.

La vieillissante RT2005 avait un bel avantage : elle ne se prétendait plus bien clairvoyante et par conséquent ne cherchait pas à imposer sa vision de la thermique aux concepteurs.

Dès lors, elle jouait son rôle : elle était un garde-fou pour éviter les réalisations folles et permettait les comparaisons en se fiant sur sa grille de performances d’enveloppe et de consommation.

La RT2012 s’avance avec beaucoup de prétentions : « je suis la spécialiste de la physique du bâtiment, la garante de la qualité de l’enveloppe, l’inventrice du bioclimatisme… »

À vrai dire, je pense même que le bâtiment va retourner aux bonnes vieilles habitudes, celles d’avant le vieillissement de la RT2005 et l’écoute offerte aux énergéticiens. À nouveau, on va optimiser à partir des études réglementaires. À nouveau, les architectes vont travailler dans leur coin puis refiler le bébé aux bureaux d’études pour que ça passe la réglementation.

Ce sera moins simple, bien sûr, mais au final les architectes auront juste à augmenter leurs épaisseurs de paroi, les thermiciens se chargeront du reste.

Pourquoi crains-je cet écueil ? Qu’est-ce qui nous en a protégé jusqu’alors ?

C’est encore et toujours l’aubaine de la réglementation thermique vieillissante ! Face à son manque de qualification, on a fait appel à des compétences externes, on a demandé l’aide de physiciens du bâtiment. On leur a laissé carte blanche pour défricher le chemin et eux se sont soucié de qualité parce qu’il ne subissait qu’une seule pression, celle des futurs occupants, sans être écrasé par des règles issues de compromis entre lobbies.

On pourrait se dire que la RT2012 sera fort malicieuse et permettre d’optimiser les bâtiments sans souci. On pourra toujours le prétendre…

Sauf que la physique du bâtiment est un monde en mouvement, que la recherche ne s’arrête pas pendant 5 ou 10 ans. Bien sûr, on ne fait plus de découvertes révolutionnaire, la physique du bâtiment est une physique simple. Mais à chaque projet un peu innovant, on saisit la subtilité de certains phénomènes, on acquiert une expérience sur des bâtiments qu’on a jamais construit ici auparavant, refusant l’exemple de nos voisins germaniques.

Comparaison des besoins de chauffage d'un projet en utilisant 3 méthodes de calcul différentes (STD/RT/PHPP). Le bâtiment étudié est une maison individuelle en maçonnerie isolée par l'intérieur avec une étanchéité BBC et ventilée par une ventilation simple-flux hygroréglable.
Comparaison des besoins de chauffage d’un projet en utilisant 3 méthodes de calcul différentes (STD/RT/PHPP). Le bâtiment étudié est une maison individuelle en maçonnerie isolée par l’intérieur avec une étanchéité BBC et ventilée par une ventilation simple-flux hygroréglable.

Et puis on peut également regarder d’un peu plus près ce que le moteur réglementaire donne comme résultat.

Pour cela, je vous propose de regarder les besoins de chauffage (de « vrais » besoins pas ceux du BBio) calculés par plusieurs méthodes.

Souvenez-vous, je vous disait dans un encart plus haut que ce calcul était trivial et que même les méthodes stationnaires les plus simples parvenaient à une estimation fort précise.

Malheureusement, le calcul réglementaire (RT2005), lui, n’y arrive pas.

Du fait d’hypothèses conventionnelles – imposées – fortes, d’algorithmes sénescents sans doute aussi, on voit sur le graphique ci-contre que l’écart est important entre l’évaluation réglementaire et les autres pour un bâtiment s’approchant des standards du passif (mais construction on ne peut plus traditionnelle).

Très clairement, le calcul réglementaire voit des bâtiments passifs partout !

Avec un peu de chance donc, la RT2012 va nous permettre d’annoncer une explosion du nombre de bâtiments passifs en France. p myopera smiley Sans bouleverser nos habitudes, par exemple sur l’étanchéité à l’air ou le système de renouvellement de ce même air…

Ce simple exemple souligne ma crainte du retour à l’optimisation par calculs réglementaires. L’écart risque de se creuser entre performance in situ et performances sur le papier. Il y a toujours des écarts bien sûr (et je vous en ai déjà parlé) mais ici, le facteur 2 est impressionnant.

Bridage de l’innovation

Cet exemple montre l'écart entre les prévisions de performance et la performance in situ d'un logement collectif passif en Suisse (complexe du Pommier, Genève). Méthode de calcul : norme SIA 380/1
Cet exemple montre l’écart entre les prévisions de performance et la performance in situ d’un logement collectif passif en Suisse (complexe du Pommier, Genève).
Méthode de calcul : norme SIA 380/1

Au delà des simples contre-performance qui s’annoncent déjà, l’optimisation par le moteur de la RT2012 va accroître… le bridage de l’innovation ! Tout simplement parce que la voiture balai qu’est la réglementation thermique (ou en tout cas devrait-être !) va juger l’échappée. no

Reprenons l’exemple plus haut. Malgré des ponts thermiques non négligeables, une ventilation sans récupération de chaleur, une étanchéité guère extraordinaire, le moteur réglementaire annonce déjà un bâtiment répondant au critère de besoins de chauffage du standard Passivhaus. Conclusion du BE optimisant réglementairement : inutile de faire un effort sur l’enveloppe, c’est bon on est passif et ce sont les besoins d’eau chaude qui doivent être notre priorité. Pourtant si l’on reprend les calculs avec des simulations, le bâtiment est loin d’être passif et le poste chauffage reste le plus consommateur devant l’ECS.

Finalement, on en reste à un bâtiment avec un peu plus d’isolant qu’il y a 5 ans, une étanchéité à peine meilleure et de l’eau chaude solaire. L’avant-gardisme a un goût bien suranné… et on peut craindre que les performances in situ est un parfum amer – quoique toujours plus sucré qu’il y a quelques années tout de même.

Ce n’est pas une simple vue de l’esprit de ma part, déjà le label BBC2005 est accusé d’être un frein à la construction avant-gardiste.

Dans les faits, il suffit de regarder ce qu’il se fait en terme de BBC2005 labellisés pour se rendre compte qu’il y a peu de place pour l’originalité et que le poste chauffage + refroidissement reste largement le principal poste consommateur comme dans le bon vieux temps :

Je consens que vous pourriez me soupçonner d’être de mauvaise foi et de m’en prendre à la RT2012 que par crainte de ne pas pouvoir atteindre les performances.

Pourtant, ce n’est pas le cas, la plupart des projets sur lesquels j’ai travaillé depuis mes débuts, il y a plus de 4 ans, sont déjà compatibles avec la RT2012. Pire encore, la majorité des projets cités ci-dessous passeront plus aisément la barre de la RT2012 que de BBC2005. Enfin, un projet est débouté, purement et simplement, de BBC2005 mais passe aisément l’éligibilité RT2012 (ce n’est pas illogique, la RT2012 va faciliter le chemin pour les énergies peu émettrices de CO2, bravo !).

Ainsi, là où l’on a du faire un effort important pour atteindre le BBC, il faudra se montrer moins vaillant pour respecter la RT2012.

La RT2012 ne s’adresse pas à ceux qui font déjà un effort de performance qui les a conduit à un niveau inférieur à BBC2005. Pour eux, elle va changer les règles, les complexifier et proposer un objectif mou qui, s’il ne s’avérera pas facile à atteindre, ne le sera que par la complexité de la règle nouvelle (et de ces multiples dérogations et modulations).

La RT2012 exigera beaucoup, en revanche, de ceux qui ne maîtrise pas le BBC. Sans doute même trop pour que cela se fasse sans écueil et sans subterfuge !

Nombre de maîtres d’ouvrage et d’acteurs de la construction ne perçoivent pas les difficultés qui les attendent, en particulier dans le tertiaire où les bâtiments BBC sont encore très rares.

L’association Enerplan prévient déjà : les surcoûts oscilleront entre 2 % et 20 % suivant que la conception aura été bonne ou que des corrections a posteriori seront nécessaires.

En voulant cadrer la queue de peloton, la RT2012 risque de faire chuter le château de cartes : elle va larguer les retardataires et compliquer la tâche des pionniers, encore ! S’en suivront contre-performances, malfaçons inédites, études inutiles ou à côté du problème, pression sur la Maîtrise d’Œuvre sans augmentation des honoraires, entreprises à cran… sans doute même une défiance générale comme pour les DPE (qui sont une bonne chose mal appliquée du fait de la carotte du PTZ+).

Finalement, oui, il va y a voir RévoluTion en 2012mad

Une réglementation déjà désuète ?!

Je me rends bien compte que mon analyse est bien pessimiste en comparaison avec ce que vous avez pu lire ailleurs jusqu’ici. Malheureusement, je crains fort que cette réglementation future apporte complexité et inefficacité. Au mieux peut-on s’attendre à voir un resserrement de la performance sur une valeur médiane pas trop mauvaise…

Mais que vont faire ceux qui ont déjà fait du BBC sur des projets où c’est difficile comme le tertiaire ? Vont-ils se plonger avec bonheur dans la RT2012 avec un sourire satisfait de celui qui a été enfin entendu ?!

J’en doute !

Pour eux, cette RT est une mauvaise surprise tant elle est présomptueuse de sa science – bien infusée -, complexe à comprendre et mettre en œuvre, chipoteuse sur le résultat final.

En effet, comment ont-été fixé les nouveaux garde-fous ? Pourquoi un BBio de 50 ou 60 unités, points ou petits cailloux ? Pourquoi autant de modulation en fonction du lieu, de l’énergie, de la climatisation ou de la couleur des yeux du MO ? Pourquoi aucune notion de seuil physique représentatif d’une réalité énergétique ? Pourquoi ne pas avoir retravaillé les exigences de la RT2005 de façon simple et efficace ? Pourquoi plus de 1000 pages de règles alors qu’il en suffirait d’une avec des renvois à des méthodes qui ont fait leur preuve ? Pourquoi ne pas faire confiance aux concepteurs pour la méthode et faire un contrôle plus pragmatique et intelligible ?

Devant tant de difficultés, nombreux sont ceux qui vont se casser les dents sans le savoir, sans que personne ne le sache d’ailleurs. Les autres, ceux qui ont cru comprendre que l’efficacité d’un bâtiment ne se voyait que rarement dans une RT, vont s’en dégouter et chercher d’autres façons de faire. Un standard pragmatique comme Passivhaus va faire son chemin parmi eux, et dans 5 ans, tout le monde sourira à l’évocation de cette réglementation qui devait révolutionner le monde du bâtiment. rip

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9 réflexions sur “RT2012 : obsolescence programmée

  1. Bonjour
    que de contre vérités, d'approximations ….La RT2012 n'est sans doute pas parfaite, mais comme toute réglementation, elle va éliminer la queue du peleton et ce sera tant mieux pour la profession. n'est ce pas !!!

  2. Bonjour Karl (Lagerfeld ?!),

    Tout d'abord, votre commentaire aurait pu être très intéressant si vous l'aviez illustré de quelque exemple (qu'est ce qui est faux ?) et défendu par quelque argument (qu'est ce qui est approximatif ?). Je me demande, sinon, ce qui permet d'appuyer vos assertions, à moins que vous n'ayez pas vraiment lu l'article. Je suis fort navré de marcher sur les brisées d'Aristote et de vous dire qu'il n'y a que l'ignorant qui affirme seulement.

    Ensuite, pourquoi être resté aussi anonyme et ne pas avoir laissé de moyen de vous contacter ?! Un peu de témérité que diantre ! :irked:

    Je l'annonce en début d'article, je pense que la RT2012 fera progresser la performance énergétique globale des bâtiments neufs, mais elle n'est pas aussi heureuse que la dépeignent les "tabloïds" du bâtiment. Le propos de cet article est justement de voir où cela peut clocher, selon moi…

    Enfin, quant à éliminer la queue du peloton :rip:, quelle présomptueuse affirmation sans aménité ! La voie vertueuse est, de toute façon, dans l'amélioration des savoir-faire de tous, pas dans le marquage d'infamie que vous semblez appeler de vos vœux.

    J'invite tous les futurs commentateurs à faire preuve de courtoisie, de modestie, et d'un minimum d'argumentation polie.

  3. j'adhère à votre approche critique et suis absolument d'accord sur le fond je suis un ardent défenseur du passif (certifié si possible pour éviter les erreurs et les contre-références)
    une nuance toutefois sur le niveau de connaissance, compétence, motivation du secteur du bâtiment en france : pas brillant… pour de multiples raisons, sociales, d'éducation, de mauvaises habitudes, de lobbying, etc…il ne faut donc pas une réglementation trop "exigeante" car elle ne serait appliquée que dans les bureaux d'études et trop peu sur le terrain !maintenant que la 2012 est écrite et entérinée avec son lot d'ineptie et d'approximations, l'ensemble des décideurs (on les reconnait à leur cravate et leur raisonnement qui tourne en rond !) se gargarisent de la 2020 !… au lieu de s'atteler à encadrer le problématique et colossal enjeu de la rénovation !

  4. Bonjour Damien,

    Je suis également un défenseur du passif, pas dans le sens qu'il faut faire de tous les bâtiments du monde des bâtiments passifs (et la biodiversité alors :irked: !) mais parce que c'est un modèle (oui oui un modèle allemand, pour reprendre notre président) vraiment intéressant de par sa simplicité et sa méticulosité.

    Je vous suis totalement quand vous dites qu'il ne sert à rien d'inventer une réglementation qui ne vit que dans les bureaux d'études. Il aurait fallu une réglementation garde-fou – pour empêcher les bévues majeures – mais aussi motivante et libertaire pour laisser la créativité inventer de nouveaux modèles. Elle ne devrait surtout pas être l'outil d'optimisation qu'elle devient !

    Quand un changement structurel d'ampleur – comme il est nécessaire d'initier – nait, il ne fout surtout pas sevrer la créativité comme on le fait en imposant un cadre. Les plus grands sauts technologiques et culturels n'ont lieu que dans la tête de ceux qui sont riches des expériences passées mais libres de leurs créations. L'hélicoptère de Léonard de Vinci a su s'inspirer du monde animal mais n'a pas attendu les traités d'aéronautiques pour tenter les premières expérimentations.

  5. 2 ans plus tard, on commence à voir pointer des critiques qui ne contredisent pas mon intuition de 2011, comme cet avis de l'ICEB.

    Quant à la défiance à l'égard des études thermiques comme je le craignais, il me semble que cela ne saurait tarder puisqu'on commence déjà à voir s'installer de pseudo-thermiciens voulant profiter de l'aubaine de l'application de la RT2012 dans les maisons individuelles. Sans parler des particuliers qui envisagent de faire l'étude eux-même tant ils s'imaginent que la thermique n'est qu'une affaire de formulaires à remplir…

    ndr : j’ai, depuis, publié un article qui m’a valu quelques réactions parfois vives !

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